“Manchester City ressemble à un poisson suspendu au bout d’une canne à pêche, qui s’agite, se débat, sans perspective réaliste de s’échapper.” Même le Manchester Evening News (MEN) peine à entrevoir un coin de ciel bleu dans l’avenir des Citizens. Le journal local, dont le site internet reflète l’importance du football pour ses lecteurs, avec la présence d’un onglet consacré exclusivement aux deux mastodontes de la ville, City et United, ne donne pas cher de la peau du club, acculé par les instances du football anglais.
Déclaré coupable le 30 septembre de 114 infractions aux règles financières de la Premier League, l’élite du ballon rond, l’équipe la plus titrée du début du siècle outre-Manche a décidé de faire appel. “Mais il faudrait que les jugements liés aux faits les plus graves soient entièrement annulés pour que Man City puisse espérer s’en sortir”, soupire le quotidien.
Exemple : le club mancunien, détenu depuis 2008 par un fonds émirati, aurait surévalué ses recettes commerciales d’environ 830 millions de livres sterling [978 millions d’euros]. “Des 949,94 millions reçus entre 2009 et 2018, seuls 119,25 millions ont effectivement été versés par des sponsors, décrypte The Observer. Le reste a été injecté par l’Abu Dhabi United Group (ADUG), propriétaire du club.” Une man
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Faut-il réguler le football anglais ?
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