Dans la bataille en cours face à Lufthansa pour la montée au capital de TAP Air Portugal, Air France-KLM ne laisse rien au hasard. Au cours de la semaine du lundi 5 octobre ou de la suivante, d’après les experts du dossier, le gouvernement portugais désignera le groupe qui prendra le contrôle de 44,9 % de la compagnie nationale, dans le cadre d’une privatisation partielle mais majeure car elle impliquera le contrôle opérationnel de TAP.
Or, le transporteur franco-néerlandais, qui a fait de cet investissement l’une de ses priorités stratégiques, a opportunément présenté, mardi 6 octobre, une étude détaillant l’étendue des retombées économiques que l’entreprise crée dans les pays européens où elle est en activité. L’impact global à l’échelle de l’Union européenne est évalué à 113 milliards d’euros en 2025 de richesse produite, soit 0,6 % du produit intérieur brut (PIB), l’activité de la compagnie engendrant 1,2 million d’emplois directs et indirects et 13 milliards d’euros de recettes fiscales.
Ce travail n’est pas nouveau. C’est même sa quatrième édition, mais, pour la première fois, il s’élargit au-delà du strict périmètre franco-néerlandais. L’étude, commandée et financée par le groupe aérien, a été réalisée sous la direction d’Herbert Castéran, enseignant chercheur et directeur de l’Institut Mines-Télécom Business School, à partir d’une méthodologie que l’universitaire a présenté comme validée par la recherche académique et « fondée sur des hypothèses extrêmement conservatrices, afin d’éviter toute critique d’un optimisme débridé ».
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