Les volumes de pétrole du détroit d’Ormuz sont « de retour », se gargarisait Donald Trump au début du mois de septembre. Le président américain a beau être coutumier des déclarations à l’emporte-pièce, les données des analystes maritimes commencent à lui donner raison. D’après la société de suivi Kpler, les exportations de brut des pays du Moyen-Orient, hors Iran, dépassent même désormais leur niveau d’avant le conflit (environ 17 millions de barils quotidiens). Entre le 30 septembre et le 3 octobre, la moyenne glissante s’est même établie à plus de 20 millions de barils par jour.
La logistique se réorganise puisqu’une bonne partie des flux emprunte aujourd’hui une autre voie de sortie que le détroit d’Ormuz, ce goulet maritime devenu la principale arme géopolitique de l’Iran. Depuis le début de la guerre déclenchée par des frappes israélo-américaines fin février, Téhéran tente de le verrouiller à coups d’attaques de drones ou de missiles.
Pour le contourner, l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis capitalisent autant que possible sur leurs oléoducs terrestres, l’un débouchant sur la mer Rouge, l’autre dans le golfe d’Oman. Une attaque menée début septembre par les rebelles yéménites houthis contre le pipeline saoudien a forcé sa fermeture et semé un vent de panique sur les marchés pétroliers. Le tuyau a finalement été remis en service le 22 septembre après une dizaine de jours d’interruption.
Il vous reste 78.3% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !