L’affaire est fraîche. Pour le moment, la plupart des titres de la presse internationale, parmi lesquels de grands journaux nationaux comme le Corriere della Sera, en Italie, The Times, au Royaume-Uni, ou encore El País, en Espagne, se contentent d’un rappel factuel. Ils retracent, en grande majorité, la trajectoire de Thélyson Orélien et dans quel contexte son livre C’était ça ou mourir a été estampillé “écrit par une intelligence artificielle [IA]” par le logiciel de détection Pangram. Ce roman, publié en août chez Grasset, était déjà récipiendaire du prix du roman Fnac et notamment pressenti pour le Goncourt.

Mais certains autres médias, eux, en sont au stade de la prise de recul et arguent que cette affaire ne concerne pas uniquement un livre ou un auteur. Il en va, estiment-ils, de l’avenir de la littérature à l’heure de l’IA générative, ou, plus largement, du rapport de l’humain à l’art, quand l’art est de moins en moins humain. (Rares sont les journaux qui relaient déjà, ce 23 septembre, les nouvelles accusations visant Thélyson Orélien, concernant cette fois d’éventuels faits de plagiat.)

“La littérature est morte et enterrée”

Ainsi, pour le journaliste Giulio Silvano, du quotidien milanais Il Foglio, la question est davantage de savoir si l’humanité est prête à applaudi