Après quarante années de guerres, de crises humanitaires, de catastrophes naturelles, le retour d’un régime taliban obscurantiste et la mise au ban des femmes, l’Afghanistan voit, aujourd’hui, surgir le spectre d’une profonde déstabilisation. Selon le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) de l’ONU, mardi 19 mai, près de 1,6 million d’Afghans devraient rentrer d’Iran et 1,1 million du Pakistan, entre avril et fin décembre. Ces arrivées viendront s’ajouter aux retours des 5,9 millions d’Afghans déjà recensés depuis septembre 2023 – un choc pour un pays de 43 millions d’habitants.
Pour une large majorité, ces réfugiés ont été contraints, par la force, de quitter des pays dans lesquels ils vivaient parfois depuis quarante ans. Les gouvernements iranien et pakistanais ont justifié ces mesures par le durcissement de leurs politiques migratoires, et indiqué ne plus pouvoir supporter le coût économique et social de ces populations. Depuis janvier, selon les autorités, près de 600 000 Afghans sont déjà revenus. « On ne parle pas d’un événement sur le court terme à la frontière, assure l’ONU, depuis Kaboul. Il s’agit d’un profond défi démographique et en termes de développement. »
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