L’assaillant de l’écrivain Salman Rushdie, Hadi Matar, a été reconnu coupable d’avoir commis « un acte de terrorisme » en soutenant le Hezbollah, a rapporté le ministère américain de la justice dans un communiqué, mercredi 29 juillet, qui précise que l’homme a « tenté de fournir un soutien matériel au Hezbollah, (…) d’avoir commis un acte de terrorisme transcendant les frontières nationales et d’avoir fourni un soutien matériel à des terroristes ».
Déjà condamné à 25 ans de prison par la justice de l’Etat de New York pour cette tentative de meurtre sur l’auteur de 79 ans en 2022, l’homme de 28 ans était cette fois poursuivi pour « commission d’un acte de terrorisme » et « tentative de soutien » à une organisation terroriste.
Il a notamment été reproché à l’Américano-Libanais son soutien au Hezbollah, mouvement libanais pro iranien, classé comme organisation terroriste par les Etats-Unis.
« Idéologie violente »
Pour l’accusation, ce qui avait guidé l’agresseur était la fatwa lancée en 1989 par l’ayatollah Khomeini, à l’époque dirigeant de la République islamique d’Iran, à l’encontre de l’auteur des « Versets sataniques » pour ce texte qu’il considérait comme blasphématoire.
« M. Matar a passé plus d’un an à s’immerger dans l’idéologie violente du Hezbollah et à se préparer à agir pour cette fatwa édictée par les ayatollahs iraniens appelant au meurtre de M. Rushdie », a affirmé l’assistant du procureur général des Etats-Unis, John A. Eisenberg, cité dans le communiqué.
Il a « choisi d’aligner ses valeurs avec les valeurs terroristes des dirigeants de l’Iran », a également déclaré le procureur fédéral, Michael DiGiacomo. Pour ces actions, Hadi Matar risque la prison à vie, a rappelé le ministère de la justice. Le prononcé de la peine sera donné le 3 novembre.