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L’avocate iranienne Nasrin Sotoudeh, lauréate du prix Sakharov, a été libérée sous caution

Elle avait été interpellée le 1ᵉʳ avril, selon sa fille. On ignore ce qui lui est reproché. Sa remise en liberté intervient trois jours après celle de Narges Mohammadi, Prix Nobel de la Paix 2023.

L’avocate iranienne Nasrin Sotoudeh, lauréate du prix Sakharov, a été libérée sous caution
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L’avocate iranienne Nasrin Sotoudeh, lauréate 2012 du prix Sakharov pour la liberté de l’esprit du Parlement européen, a été libérée sous caution par les autorités iraniennes, plus d’un mois après son arrestation, a annoncé sa fille, mercredi 13 mai. « Maman a été relâchée sous caution il y a quelques heures », écrit Mehraveh Khandan, elle-même militante des droits humains, sur Instagram.

Mme Sotoudeh avait été interpellée le 1er avril, selon sa fille. Elle avait déjà été arrêtée plusieurs fois auparavant. Son mari, Reza Khandan, père de Mehraveh, est, pour sa part, emprisonné depuis décembre 2024. Aucune information n’a filtré sur ce qui est reproché à Mme Sotoudeh. Elle a défendu de nombreux dissidents et militants, notamment des femmes qui refusaient de porter le voile imposé aux Iraniennes.

« Persécution et intimidation »

Narges Mohammadi, autre militante iranienne des droits humains et lauréate du prix Nobel de la Paix 2023, avait, elle aussi, été relâchée sous caution, dimanche, pour être soignée. Son état de santé s’était gravement détérioré depuis son arrestation, en décembre.

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Le ministère des affaires étrangères français avait réclamé, le 3 avril, la « libération immédiate » de Mme Sotoudeh, estimant que son arrestation constituait une « nouvelle illustration de la politique systématique de persécution et d’intimidation des défenseurs des droits de l’homme » menée par Téhéran.

Selon des organisations de défense des droits humains, des milliers de personnes ont été arrêtées en Iran depuis le début de l’offensive américano-israélienne contre la République islamique, le 28 février. Téhéran a par ailleurs reconnu que les manifestations antigouvernementales de janvier avaient fait plus de 3 000 morts, mais impute ces morts à des « actes terroristes » orchestrés par les Etats-Unis et Israël.

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Le Monde avec AFP

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