Le pom n’existe nulle part ailleurs. C’est, à mes yeux, le plat surinamien par excellence. “Le pom est l’expression tangible du savoir-faire africain au Suriname, écrivait [une internaute] sur Facebook il y a quelques mois. Le souvenir d’une cuisinière anonyme réduite en esclavage continue de vivre dans chaque bouchée de ce plat tant aimé.” Selon la version la plus courante, des propriétaires juifs [une communauté juive s’est installée au Suriname au XVIIe siècle] ont demandé à des esclaves de préparer un gratin de pommes de terre et de poulet. Comme il n’y a pas de pommes de terre au Suriname, ces femmes ont utilisé des tubercules de chou caraïbe [aussi appelé “macabo”], qu’elles avaient déjà l’habitude de cuisiner comme féculent.
Le pom est consommé partout au Suriname, et par tous les groupes de population. Bien sûr, chacun le prépare à sa manière – ce qui ne manque pas de provoquer moult discussions. Du poulet désossé ? Aucun goût ! Avec l’os ? Pas pratique à manger. Mélanger le chou et le piccalilli [un condiment de pickles, moutarde et curcuma] ? Sacrilège ! Utiliser seulement du jus d’orange ? Beaucoup trop acide ! Demandez leur recette à dix Surinamiens, vous obtiendrez dix réponses différentes.
Pour ma part, je prépare toujours le pom de ma grand-mère, qui l’a elle-même
Abonnez-vous et accédez à :
tous nos articles, l’hebdo numérique, l’application, le Réveil Courrier et nos newsletters
Dès 1 €/mois
Sans engagement • Résiliable en ligne
Stellantis : Antonio Filosa annonce le retour de la 2 CV en version électrique
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !