Parmi les “héros méconnus de la nature”, il y a les mangroves, ces forêts qui ont les pieds dans la mer et les feuilles dans le ciel. “Non seulement elles stockent cinq fois plus de dioxyde de carbone que leurs homologues terrestres, mais l’enchevêtrement de leurs racines ralentit les vagues, protégeant les communautés côtières des assauts des tempêtes et des tsunamis”, rappelle la BBC, porteuse d’une bonne nouvelle.
Cet écosystème unique, qui abrite des espèces observées nulle part ailleurs et où poissons et crustacés se reproduisent, va globalement beaucoup mieux qu’il y a quinze ans.
Quarante ans d’observations par des satellites ont permis de constater que les mangroves, qui enregistraient jusqu’en 2010 une perte nette de leur superficie, connaissent une résurrection attribuable à une moindre dégradation et à une expansion naturelle. Ce sont les résultats d’une étude qui vient de paraître dans Science et à laquelle le magazine consacre sa une cette semaine.
“Des décennies d’efforts de restauration ont aidé les forêts dégradées, mais le plus grand changement est venu de la capacité des mangroves à se régénérer dès lors que la déforestation a cessé”, indique la BBC.
Entre 1980 et 2010, plus de 12 000 km2 de mangrove ont été détruits. Mais grâce au renversement de tendance, avec une expansion dépassant les destructions, la perte nette n’est plus que de 849 km2 depuis 1980.
L’étude souligne toutefois des disparités régionales : si certaines mangroves, en Asie notamment mais aussi au Brésil, sont en pleine forme, l’Afrique centrale et l’Afrique tropicale sont devenues des zones de destruction, dont un des moteurs est la pollution aux hydrocarbures.
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