En direct Samedi 25 Juillet 2026
Géopolitique

L’ONU appelle la communauté internationale à accompagner et à soutenir le peuple syrien

La visite en Syrie du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, survient plus d’un an et demi après la chute, à la fin de 2024, du président Bachar Al-Assad, renversé par une coalition de rebelles islamistes.

L’ONU appelle la communauté internationale à accompagner et à soutenir le peuple syrien
HaitiCreoleRadio.com

En visite en Syrie, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé, samedi 25 juillet, la communauté internationale à aider ce pays en transition après des années de guerre civile et la mise en place de nouvelles autorités.

Cette visite est la première d’un secrétaire général de l’ONU en Syrie depuis celle de Ban Ki-moon en 2009. Elle a lieu plus d’un an et demi après la chute, à la fin de 2024, du président Bachar Al-Assad, renversé par une coalition de rebelles islamistes.

« Je viens d’arriver à Damas pour une visite de solidarité. Mon message est clair : l’ONU est aux côtés de la Syrie à ce moment charnière, et j’appelle également la communauté internationale à ne ménager aucun effort pour soutenir le peuple syrien », a affirmé M. Guterres sur le réseau social X.

Selon l’agence d’Etat SANA, le chef de l’ONU a rencontré Ahmed Al-Charaa, qui dirige le pays depuis décembre 2024, au palais présidentiel, après avoir visité la vieille ville de Damas, dont la mosquée des Omeyyades. M. Guterres, accompagné d’une délégation, avait été accueilli plus tôt à l’aéroport international de Damas par le ministre des affaires étrangères syrien, Assad Hassan Al-Chibani.

Bâtir des institutions solides et efficaces

« L’occasion qui se présente aujourd’hui est non seulement celle de se relever du conflit, mais aussi celle d’asseoir les bases d’un avenir pour la Syrie marqué par plus de stabilité, d’inclusivité et de prospérité pour tous les Syriens », a déclaré plus tôt le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric. Le diplomate a souligné que « le rôle des Nations unies est d’accompagner et de soutenir le peuple syrien dans ce cheminement », a-t-il ajouté.

Lors de sa visite, Antonio Guterres doit également rencontrer des représentants de la société civile, des organisations représentant les femmes et les diverses communautés du pays.

Depuis son arrivée au pouvoir, Ahmed Al-Charaa a rompu avec son passé djihadiste et, en septembre, il a été le premier président syrien à prononcer un discours devant l’Assemblée générale des Nations unies à New York depuis celui de Noureddine Al-Atassi en 1967.

Reçu à la Maison Blanche à la fin de 2025, il cherche à attirer des investisseurs dans son pays, dont les infrastructures ont été très gravement endommagées par la guerre civile, de 2011 à 2024. La communauté internationale l’appelle, de son côté, à bâtir des institutions solides et efficaces, et à instaurer une gouvernance inclusive et plurielle.

Le pays a été le théâtre en mars 2025 de massacres d’Alaouites, minorité dont est issu M. Assad, et d’affrontements sanglants avec des combattants druzes la même année.

Incursions menées par Israël

Le chef de l’ONU doit également aller à la rencontre de la force de maintien de la paix de l’ONU déployée dans une zone tampon sur le plateau du Golan depuis 1974. Après le renversement de Bachar Al-Assad, Israël a envoyé des troupes dans cette zone. Depuis lors, Israël a mené des incursions répétées sur le territoire syrien, ainsi que des bombardements, et a déclaré vouloir instaurer une zone démilitarisée dans le sud de ce pays.

« Ce qui se passe dans les environs du plateau du Golan est totalement inacceptable », a déclaré M. Guterres. A ses côtés, le chef de la diplomatie syrienne, Assad Hassan Al-Chibani, a réclamé un « retrait israélien immédiat et sans conditions » du secteur où les forces israéliennes ont avancé.

Malgré les tensions, les deux pays voisins ont tenu depuis la fin de 2024 plusieurs séries de pourparlers directs en vue de la conclusion d’un accord de sécurité.

La guerre civile a fait plus de 500 000 morts et plus de 10 millions de déplacés et réfugiés. Alors qu’un grand nombre de Syriens vivent dans la pauvreté, on estime que 15,6 millions de personnes ont besoin de l’aide humanitaire. Le coût de la reconstruction en Syrie a été évalué à plus de 216 milliards de dollars par la Banque mondiale.

Le Monde avec AFP

S’abonner
Article précédent Haïti - Moscou : L’étudiante haïtienne Slanda François, déte… Article suivant Rien ne sert de courir pour tout voir : cet été, levez le pi…

Commentaires (0)

Laisser un commentaire

0 / 2000 caractères

Aucun commentaire. Soyez le premier !