Tous les regards sont tournés vers le Groenland. Une semaine après le référendum en Islande, qui n’a pas permis de relancer les négociations d’adhésion à l’Union européenne (UE), Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, s’est rendue, dimanche 6 et lundi 7 septembre, à Nuuk, sur l’autre grande île arctique, afin d’y « renforcer encore davantage [leur] partenariat unique ».
Huit mois après les menaces du président américain, Donald Trump, d’envahir l’île, la cheffe de l’exécutif européen, accompagnée de Mette Frederiksen, la première ministre du Danemark, avait à cœur de resserrer les liens avec ce territoire autonome de 57 000 habitants dépendant de la couronne du Danemark, sans être membre de l’UE.
Le Groenland et le Danemark décideront de l’avenir de l’île, « personne d’autre », a insisté Ursula von der Leyen. En réponse, Donald Trump a posté sur son réseau, Truth Social, une carte des Etats-Unis, du Canada et du Groenland, parée du drapeau américain.
Côté groenlandais, cette visite était très attendue. « L’Union européenne reste non seulement un partenaire important pour le Groenland, mais aussi un ami fidèle et de confiance », a constaté, lundi, le chef du gouvernement local, Jens-Frederik Nielsen, qui a remercié Bruxelles et les Vingt-Sept pour leur soutien « indéfectible » en ces « temps difficiles ».
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