Entre diktat et « deal gagnant-gagnant », Washington continue d’hésiter sur l’interprétation de l’accord pétrolier controversé conclu avec le Venezuela, vendredi 28 août. « Nous contrôlons la vente de pétrole en dehors de leur pays. Maintenant, ils sont forcés de travailler en partenariat avec nous », se félicitait, dimanche 6 septembre, sur la chaîne ABC, le secrétaire américain à l’énergie, Chris Wright. Avant de s’emporter, une heure plus tard, au micro de Fox News, contre les accusations de vol de pétrole émanant d’élus démocrates à propos d’un contrat dont M. Wright assure qu’il offrira à Caracas de multiples retombées financières.
Ce double discours traduit la confusion qui règne autour des termes exacts de l’accord, dans un pays où Washington dicte les règles du jeu depuis l’enlèvement, en janvier, de l’ex-dirigeant Nicolas Maduro lors d’un raid militaire. Presque dix jours après avoir été annoncé, « le plus important contrat pétrolier de l’histoire mondiale », d’après le président américain, Donald Trump, comporte plus de zones d’ombre que de certitudes.
Selon un document explicatif de la Maison Blanche, les Etats-Unis auraient sécurisé le contrôle majoritaire d’un cinquième des réserves de pétrole au Venezuela, pays assis sur quelque 300 milliards de barils. Une mainmise assurée grâce un surprenant montage : une prise de participation de 35 % du Pentagone, par le biais de son Bureau des capitaux stratégiques, dans la deuxième compagnie pétrolière privée locale, North American Blue Energy Partners (Nabep).
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