La Colombie s’apprête à reprendre la pulvérisation aérienne d’herbicide contre les cultures de coca, onze ans après l’avoir suspendue. Mais la phase de tests de pulvérisation, qui devait concerner 1 000 hectares dans le Putumayo, à la frontière avec l’Équateur, a rapidement été suspendue, le 11 septembre, par un juge local chargé d’évaluer les risques sanitaires et environnementaux du nouveau produit choisi par le gouvernement : le glufosinate d’ammonium.

La décision de relancer l’aspersion des champs des coca, formulée dans la foulée de la visite du secrétaire d’État américain, Marco Rubio, en Colombie, vise à consolider le rôle du pays dans l’alliance régionale du Bouclier des Amériques, 19 pays unis “contre le narcoterrorisme” sous le parapluie de Washington.

Et elle intervient alors que la donne a changé à Bogota : après des années de froid entre Gustavo Petro – premier président de gauche de Colombie – et Donald Trump, c’est désormais Abelardo de la Espriella qui dirige le pays. Et l’avocat d’extrême droite a promis de rétablir l’alliance de longue date entre les deux nations, qui garantit d’importantes subventions de Washington dans la lutte contre le narcotrafic.

Pour El Nuevo Siglo, cette stratégie est une bonne nouvelle. À la fin du mois d’août, le journal de la capital