Lorsqu’il s’agira d’écrire l’histoire du second mandat de Donald Trump, un chantier occupera une place symbolique à part : celui de la salle de bal à la Maison Blanche. Du début à la fin de ce feuilleton politique, architectural et judiciaire, le président aura défié les normes, obsédé par la reconfiguration du lieu. Lundi 31 août, il a accueilli avec délectation une décision de la Cour suprême, donnant le feu vert à la poursuite des travaux engagés. Une décision adoptée de justesse, par cinq voix contre quatre, le président de la Cour, John Roberts, se rangeant pour une rare fois aux côtés des trois juges libéraux.
John Roberts avait suspendu le 21 août à titre conservatoire une décision d’appel bloquant ce chantier, afin d’entendre les arguments des deux parties. Celle publiée lundi ne porte pas sur « la légalité du projet du gouvernement ». Mais la majorité des juges estime que l’argumentaire juridique des plaignants, basé sur l’idée d’un préjudice esthétique causé, ne pouvait être validé. L’organisation à but non lucratif National Trust for Historic Preservation, qui veille sur les bâtiments du patrimoine architectural, avait estimé dans son recours que le président avait violé la loi en contournant le Congrès. Seul celui-ci est habilité à décider quelles structures peuvent être bâties sur une propriété fédérale à Washington.
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