« On est redevenus une équipe moyenne de Top 14. Il faut qu’on accepte ce rôle et qu’on se libère de ce top 6, de ces qualifs. (…) Dans le vestiaire, j’ai vu des joueurs affectés à la fin du match, c’est ce qui permet d’y croire encore », lâchait, le 14 février, mi-dépité mi-mobilisateur, Grégory Alldritt, le capitaine du Stade rochelais, après une défaite à domicile contre Montpellier (33-43). Au soir de la 17e journée du championnat, les Maritimes occupaient la 10e place, à huit longueurs du top 6 qualificatif pour la phase finale.
Quatre mois plus tard, les Jaune et Noir peuvent toujours rêver de leur premier Bouclier de Brennus. Au terme d’une folle remontée – huit victoires lors des neuf derniers matchs –, les hommes de Ronan O’Gara ont forcé la porte du top 6 lors de la dernière journée, en s’imposant chez eux contre le Stade français. Ils retrouvent le club de la capitale, dimanche 14 juin (à 21 h 05) au stade Jean-Bouin, à Paris, pour une place en demi-finale du Top 14 contre Montpellier.
« On a réussi notre petit pari, cette petite remontada. On était les seuls fous à y croire, déclarait le troisième ligne Judicaël Cancoriet, samedi 6 juin, après le match. On a beaucoup galéré, mais on a eu des leaders qui sont restés costauds et ont su faire le dos rond. » Le club à la caravelle ne doit pas seulement son retour en grâce à la sueur de ses joueurs. Quelques coups de pouce du destin l’ont aussi aidé à rejoindre le club des barragistes : une pénalité à la sirène contre Perpignan (22e journée), un drop manqué par le Racing (23e), la défaite surprise de Bordeaux-Bègles contre Clermont, lors de la dernière journée…
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