Un adolescent de 14 ans a ouvert le feu sur le principal et sur une enseignante dans un collège d’Aubagne, dans les Bouches-du-Rhône. Les faits se sont déroulés lundi 12 octobre aux alentours de 10 heures. Les élèves, leurs parents et la communauté éducative sont très choqués.

“Le chef d’établissement, un quinquagénaire, se trouvait dans l’enceinte du collège Joseph-Lakanal quand il a reçu des tirs à la jambe, provenant apparemment d’un fusil de chasse de calibre 12. Selon le maire d’Aubagne, l’adolescent est entré dans le collège avec l’arme cachée dans un étui à guitare, avant de tirer à deux reprises sur les membres du personnel”, relate le correspondant en France du quotidien espagnol El País. Les adultes ont été légèrement blessés.

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L’adolescent aurait commencé par ouvrir le feu dans les parties communes, blessant le principal et une professeure, avant de tirer à deux reprises au deuxième étage de l’établissement : une fois devant une professeure en direction du sol, et une seconde fois à l’intérieur d’une salle de classe occupée. L’élève a ensuite été maîtrisé par un membre du personnel.

Cité par la BBC, le maire d’Aubagne, Jean-Pierre Squillari, décrit “un enfant comme tous les autres”. “Le père avait demandé un rendez-vous avec le CPE, mais on n’en sait pas plus”, a ajouté l’édile. Aucun élément sur les motivations du tireur n’a encore été rendu public.

Trois ministres dépêchés sur place

Juste avant de se rendre sur place, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, avait fait part, sur X, d’une “nouvelle attaque” face à laquelle “l’Éducation nationale sera, comme toujours, unie et forte, autour d’une communauté éducative durement éprouvée”. Il avait également dénoncé “cet acte inadmissible [qui] témoigne une nouvelle fois du développement d’une violence débridée dans notre société”. En plus d’Édouard Geffray, le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, ainsi que la ministre déléguée chargée de l’Enseignement, Sabrina Roubache, sont arrivés à Aubagne en milieu d’après-midi pour une réunion avec l’équipe éducative.

Également sur X, Emmanuel Macron adressé sa “pleine solidarité” et son “total soutien”, et salué “le sang-froid et la réaction exemplaire de l’équipe éducative, qui a permis d’éviter le pire”.

Selon les syndicats enseignants, le collège n’était pas impliqué dans le mouvement des lycéens qui embrase actuellement la France.

“Les agressions à l’arme à feu dans les établissements scolaires sont extrêmement rares en France”, précise, depuis Madrid, El País. Parmi les précédents, la fusillade de Grasse en 2017, où un élève avait blessé cinq de ses camarades avec un arsenal composé d’un fusil de chasse, d’un pistolet à grenaille, d’un revolver et d’une bombe artisanale.