La Russie a subi, dans la nuit de samedi 16 à dimanche 17 mai, une attaque massive de plusieurs centaines de drones ukrainiens sur quatorze de ses régions centrales, la Crimée annexée et la mer Noire. Ces frappes ont causé la mort de quatre personnes, trois dans la banlieue de Moscou, une dans la région de Belgorod. Une douzaine d’ouvriers d’un chantier, à proximité d’une raffinerie, en périphérie de la capitale, ont également été blessés. « La distance à partir de la frontière ukrainienne est de plus de 500 kilomètres. La concentration de la défense aérienne russe dans l’oblast de Moscou est maximale. Mais nous la maîtrisons. Gloire à l’Ukraine ! », s’est félicité sur X le président ukrainien, Volodymyr Zelensky.
L’armée ukrainienne frappe désormais régulièrement dans la profondeur du territoire russe, révélant au grand jour les failles sécuritaires du Kremlin. Ces derniers mois, la portée des drones ukrainiens s’est allongée jusqu’au cœur de l’Oural, la chaîne de montagnes anciennes qui sépare la Russie d’Europe de celle d’Asie. Situées à près de 2 000 kilomètres de la frontière ukrainienne, des villes comme Tcheliabinsk, Iekaterinbourg, Perm et Tcheboksary ont été les cibles d’attaques répétées.
Il vous reste 83.02% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !