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La Trahison du Drapeau – Fils-Aimé, fossoyeur de la souveraineté haïtienne

À quelques jours du 18 mai 2026, les préparatifs sont en cours à Cap-Haïtien. La mairie, sous la direction de Patrick Almonor, est à pied d’œuvre avec l’appui du gouvernement central. Des firmes ont été mobilisées pour le nettoyage de la ville, un défi récurrent en raison des ordures

La Trahison du Drapeau – Fils-Aimé, fossoyeur de la souveraineté haïtienne
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14 mai 2026
La Trahison du Drapeau – Fils-Aimé, fossoyeur de la souveraineté haïtienne
Actualités Politique

La Trahison du Drapeau – Fils-Aimé, fossoyeur de la souveraineté haïtienne

  • by Rezo Nodwes
  • 14 mai 2026
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À quelques jours du 18 mai 2026, les préparatifs sont en cours à Cap-Haïtien. La mairie, sous la direction de Patrick Almonor, est à pied d’œuvre avec l’appui du gouvernement central.

Des firmes ont été mobilisées pour le nettoyage de la ville, un défi récurrent en raison des ordures (environ 200 tonnes par jour produites). Le coût global des festivités est estimé à plusieurs centaines de millions de gourdes.

Cependant, le 18 mai 1803, à Arcahaie, Jean-Jacques Dessalines et Catherine Flon commettaient un acte de rébellion sacrée : ils arrachaient la bande blanche du drapeau tricolore français pour coudre le bicolore haïtien.

Ce geste n’était pas une simple formalité textile. C’était la déclaration de guerre définitive à l’esclavage, à la colonisation et à toute forme de soumission. C’était la naissance d’une nation libre, première république noire indépendante du monde.

Deux cent vingt-trois ans plus tard, en ce mois de mai 2026, où en sommes-nous ? Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, chef de facto de l’exécutif haïtien, s’apprête une fois de plus à célébrer cette fête fondatrice au Cap-Haïtien, loin du berceau historique.

L’Arcahaie, la Cité du Drapeau, reste abandonnée aux gangs armés. L’État n’ose plus s’y rendre. Et le plus grave : personne au sommet du pouvoir ne semble même en avoir honte. Cette délocalisation systématique n’est plus une contrainte logistique. C’est un acte politique grave, une capitulation symbolique qui accélère la livraison de notre souveraineté et la démolition concertée de nos repères historiques.

C’est la preuve vivante que l’État haïtien, sous la houlette de Fils-Aimé, a renoncé à gouverner. Il ne fait plus que survivre, en adaptant ses fêtes nationales aux zones de confort contrôlées par les bandes armées. Un aveu public de défaite.

En choisissant le Cap-Haïtien année après année, Fils-Aimé et ses prédécesseurs ne « gèrent » pas l’insécurité : ils la normalisent. Ils disent clairement à la population, à la jeunesse et au monde entier :

« Nous ne contrôlons plus le territoire national. Le lieu où est né notre drapeau ne nous appartient plus. Nous nous contentons de ce qui reste. »

Quelle humiliation pour un peuple qui a vaincu Napoléon Bonaparte !

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