CIC News indique que dans des instructions adressées à son personnel en date du 24 juillet, le ministère de l’Immigration canadien intime à ses agents de ne pas délivrer de permis d’études à un étranger, à moins qu’il ne dispose “de ressources financières suffisantes pour acquitter les frais de scolarité des cours qu’il a l’intention de suivre, pour subvenir à ses propres besoins et à ceux des membres de sa famille qui l’accompagnent durant ses études”, et qu’il puisse acquitter ses frais de transport et ceux de sa famille pour venir au Canada et en repartir.

À la recherche d’étudiants ‘‘authentiques’’

Le ministère de l’Immigration canadien exige qu’un candidat voulant obtenir un permis d’études ou un renouvellement de permis fournisse six mois de relevés bancaires au lieu des quatre exigés, initialement. The Times of India précise que les nouvelles directives enjoignent aux agents d’examiner “aussi bien le montant que la provenance des fonds du demandeur”.

De plus, selon le document gouvernemental, les agents ont aussi l’autorité d’exiger des renseignements financiers supplémentaires plus exhaustifs, “afin de s’assurer que seuls les étudiants authentiques, capables de subvenir à leurs besoins” se voient accorder un permis d’études.

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Surveillance ‘‘accrue’’ de l’immigration

Cette mise à jour des directives d’évaluation des permis d’études intervient, se désole CIC News, “dans un contexte de surveillance accrue du système d’immigration canadien”. La publication rappelle qu’un rapport publié en mars 2026 par le Vérificateur général du Canada − l’équivalent de la Cour des comptes − a découvert que le ministère de l’Immigration a identifié plus de 153 000 dossiers d’étudiants étrangers potentiellement non conformes pour les années 2023 et 2024. Elle rappelle également que, le même mois, le gouvernement a adopté une réforme majeure autorisant le gouverneur en conseil, l’organisme responsable des règlements adoptés, “à rejeter en masse les demandes et à annuler en masse des documents d’immigration”.

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