C’était une infime lueur d’espoir dans la longue nuit que traverse Gaza. Le 17 janvier, Ali Shaath inaugurait le Comité national pour l’administration de Gaza (CNAG). Le nouveau commissaire en chef de cette entité censée administrer la bande côtière palestinienne à la place du Hamas, dans le cadre du plan de paix dévoilé par Donald Trump en septembre 2025, promettait de « transformer la période transitionnelle en un fondement pour une prospérité palestinienne durable » et de « garantir la voie vers de véritables droits palestiniens et l’autodétermination ». A Washington, Steve Witkoff, le négociateur tous azimuts du président américain, avait annoncé le passage à la phase 2 du plan Trump, qui devait mener du « cessez-le-feu à la démilitarisation, à la gouvernance technocratique et à la reconstruction ».
Mais, quatre mois plus tard, la phase 2 est au point mort. L’armée israélienne resserre chaque jour un peu plus son emprise sur le territoire côtier. Elle occupe désormais près de 60 % de sa superficie, contre 53 % initialement. Plus de 800 Palestiniens, des civils en grande majorité, ont été tués par l’armée israélienne depuis la proclamation du cessez-le-feu en octobre 2025, sur un total de plus de 72 000 morts depuis le 7-Octobre. Cinq soldats israéliens sont morts dans des combats dans l’enclave en sept mois.
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