Suivi de l’endométriose, état mental… Le cycle menstruel, souvent étudié sous l’angle de la reproduction et de la fertilité, l’est moins comme indicateur de santé. Pourtant, il « représente une source riche, mais encore sous-exploitée, d’informations physiologiques », observe la chronobiologiste Marie Gombert Labedens, chercheuse postdoctorale au Center for Health Sciences de Menlo Park (Californie), qui a coordonné une étude sur la question, publiée le 20 mai dans Science Advances.
D’abord, de quoi parle-t-on ? Un cycle ovulatoire classique, ou cycle menstruel, dure entre 21 jours et 35 jours, 29,3 jours en moyenne. Cette durée varie d’un cycle à l’autre chez une même femme. Il débute le premier jour des règles et se compose de trois grandes phases, la phase folliculaire avant l’ovulation, l’ovulation elle-même, et la phase lutéale. Tout au long du cycle, les hormones sexuelles fluctuent. Les œstrogènes sont d’abord à leur niveau le plus bas, puis augmentent progressivement, provoquant l’épaississement de l’endomètre, la muqueuse utérine destinée à accueillir une éventuelle grossesse. Le taux de progestérone reste, lui, faible durant toute la première partie du cycle. Puis l’hormone lutéinisante, sécrétée par l’hypophyse, déclenche l’ovulation. La progestérone augmente dans la deuxième partie du cycle, et un nouveau pic d’œstrogènes se produit.
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