Une bonne centaine de personnes ont participé, mercredi 30 septembre, à la salle des fêtes du Creux, à Thoiry (Ain), à la réunion de clôture du débat public sur le projet d’accélérateur de particules du CERN, le Laboratoire européen pour la physique des particules. L’enthousiasme n’était pas au rendez-vous, quatre mois après le lancement, par la Commission nationale du débat public (CNDP), des consultations au sujet du futur collisionneur circulaire (FCC).
« Je ne suis pas si sûre que le projet va voir le jour », a expliqué à cette assistance Ursula Bassler, directrice des relations extérieures du CERN. Dans une salle organisée en « bocal à poissons » (en cercles concentriques), elle s’est retrouvée, avec les autres intervenants, physiquement entourée de citoyens habitant le territoire concerné, entre la France et la Suisse. Ces derniers semblent toujours peu favorables à la concrétisation du projet.
« Je n’en suis pas sûre parce que je vois toutes les inquiétudes [suscitées par le projet], dans tous les Etats membres » qui devront se prononcer, a précisé la physicienne des particules franco-allemande, évoquant, entre autres sujets, le financement de cet accélérateur. Mais, « sincèrement », a-t-elle ajouté, « si l’on veut faire quelque chose dans un temps raisonnable et sans perdre le savoir-faire d’un grand projet », le FCC est la « meilleure solution dans un débat international ». Il reste « raisonnable au niveau du potentiel scientifique [des collisionneurs] (…) et est de loin la machine préférée de toute la communauté européenne et, au-delà, de la communauté internationale ».
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