Après l’acquisition, en juin, du spécialiste norvégien de la gestion des données Cognite, pour 2,7 milliards d’euros, et celle, en septembre, du fabricant bulgare d’appareils intelligents pour la maison Shelly Group pour 1,2 milliard d’euros, Schneider Electric met cette fois sur la table quelque 22,6 milliards de dollars (20,1 milliards d’euros) pour racheter l’américain PTC, rapporte Bloomberg. Le groupe de Boston est l’un des leaders mondiaux de la conception de logiciels destinés à l’industrie.
Avec cette nouvelle acquisition, la plus importante jamais réalisée par Schneider, le géant français des équipements électriques “intensifie ses efforts pour tirer profit de l’essor de l’intelligence artificielle (IA)”, de plus en plus présente dans les entreprises, explique le média américain.
Fondé en 1985, PTC est un champion de la conception de produits industriels complexes et de la gestion des données. Cotée au Nasdaq, l’entreprise est valorisée environ 15,6 milliards de dollars (13,9 milliards d’euros) et anticipe un chiffre d’affaires de 2,5 milliards de dollars (2,2 milliards d’euros) cette année. En proposant 205 dollars (182 euros) par action, Schneider, qui veut acquérir 100 % du capital de PTC, offre une prime de 40 % par rapport au dernier cours de clôture aux actionnaires du groupe américain.
Selon Olivier Blum, PDG de Schneider, l’accord conclu avec PTC devrait permettre de créer “le leader le plus complet du secteur en matière de logiciels et d’IA”. Schneider Electric est loin d’être seul en Europe sur le créneau des logiciels destinés à l’industrie et dopés à l’IA, note Bloomberg. Ses concurrents directs cherchent eux aussi à profiter de l’essor des investissements dans les centres de données, “ce qui contribue à alimenter les transactions dans tout le secteur”.
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Je m’abonneEn 2025, l’allemand Siemens s’est ainsi payé, pour 10 milliards de dollars (8,9 milliards d’euros), l’éditeur américain de logiciels Altair et, en juillet, le suisse ABB a annoncé avoir finalisé le rachat de la société britannique d’automatisation Rotork pour 5,5 milliards de dollars (4,9 milliards d’euros).
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