La région pourrait être au bord d’une nouvelle guerre. Tous les indices, en particulier l’escalade entre l’Arabie saoudite et les houthistes, pointent vers ce scénario. Des discussions sérieuses se tiennent entre l’Arabie saoudite et les États-Unis pour que ces derniers entrent en guerre au Yémen, tandis que l’on s’emploie à activer le pacte défensif de La Mecque entre Riyad, Ankara et Islamabad.

Si la guerre au Yémen pourrait donc être le prélude à une frappe contre l’Iran, ce dernier se prépare à tous les scénarios et s’apprête à riposter fortement. Les Iraniens auraient prévenu leurs voisins du Golfe qu’ils frapperaient des installations vitales chez eux si l’Iran était la cible de frappes américaines. Un contexte enflammé dont le Liban aura du mal à se protéger.

Car une guerre élargie toucherait sans doute le Liban. Israël, qui guette la moindre occasion d’escalade contre le Hezbollah, s’emploie à convaincre Washington de la nécessité de relancer la guerre contre l’Iran. Et tout comme Téhéran, le Hezbollah retient son souffle et se prépare. Il prend au sérieux les menaces israéliennes et tient compte des messages transmis par des canaux diplomatiques selon lesquels Tel-Aviv attend le bon moment pour poursuivre l’escalade.

Rebâtir les capacités militaires

L’État hébreu cherch