Depuis le lundi 24 août, l’Iran est ciblé par de nouvelles sanctions américaines qui visent à l’asphyxier économiquement en s’attaquant principalement à ses partenaires commerciaux. Si le régime a assuré que les États-Unis ne parviendraient pas à le faire plier, les titres de la presse modérée et réformiste anticipent des conséquences potentiellement dévastatrices.

Cette nouvelle batterie de sanctions survient, en effet, après des mois de guerre et de perturbations commerciales : le blocus naval orchestré par Washington a déjà engendré une baisse des recettes pétrolières, fragilisant l’économie iranienne.

À la suite de cette annonce, la valeur du dollar est brusquement montée en flèche sur le marché des changes à Téhéran, passant la barre des deux millions de rials. La devise iranienne tombait quant à elle à son plus bas historique. “La fermeture des frontières avec l’Irak, essentielle à l’approvisionnement en devises, et l’ampleur du blocus économique sont les principaux facteurs alimentant cette hausse”, indique le quotidien modéré Ettelaat.

De plus, “de longues files d’attente se sont formées aux stations-service de Téhéran” et des grandes villes, signe que les automobilistes craignent “une reprise des hostilités ou une flambée des prix”, rapporte une correspondante du Financ