Dans son édition spéciale consacrée au tremblement de terre qui a secoué la Colombie ce 10 août, le journal El Tiempo affiche, à la une, la photo d’une vingtaine de personnes affairées à déblayer les décombres d’un immeuble complètement affaissé, surmontée d’un bandeau titré “Désastre national”. Les dégâts causés par le séisme de magnitude 7,4 survenu à 7 h 34, heure locale, se sont étendus bien au-delà du village de San José del Palmar, son épicentre, situé dans le Chocó, dans l’ouest du pays, à près de 96 kilomètres de profondeur.

La secousse la “plus puissante de la décennie”, précise Julio Fierro, directeur du service géologique colombien, interviewé par El Tiempo, a été ressentie dans une grande partie de la Colombie, et tout particulièrement dans l’ouest du pays, où plusieurs villes ont été durement touchées.

“Il y a d’abord eu le tremblement. Puis le bruit des vitres, des briques et des morceaux de béton qui ont commencé à tomber. En quelques secondes, les habitants de Manizales se sont précipités hors de leurs maisons et de leurs immeubles pour rejoindre les rues, cherchant à savoir ce qui était arrivé à leurs proches”, rapporte le quotidien régional La Patria, qui évoque les longs “moments de terreur” vécus par la population.

Mais là, comme dans d’autres villes de l’Oue