“J’adorerais assister à la réunification.” Tout juste arrivé pour une visite de quarante-huit heures en république d’Irlande, samedi 12 septembre, Donald Trump “a mis les pieds dans le plat”, soupire le Belfast News Letter.
Devant un Premier ministre irlandais incrédule, le président américain a évoqué son souhait de voir l’île d’Émeraude retrouver son unité, plus d’un siècle après la partition du territoire, en 1921. “Ça finira bien par arriver, alors autant que ce soit maintenant”, a insisté le républicain. Le lendemain, rebelote, en marge de l’Open d’Irlande de golf, auquel assistait Trump (qui en a profité pour s’engager à lever les droits de douane sur le whisky irlandais).
“À mes yeux il y a l’Irlande du Nord [région constitutive du Royaume-Uni] et l’Irlande. Ça me paraît naturel de les mettre ensemble.”
Malaise à Dublin
Le maintien de la souveraineté britannique sur une partie de l’île au moment de l’indépendance de l’État libre d’Irlande, devenu plus tard la république d’Irlande, suscite des tensions récurrentes depuis une centaine d’années. Point culminant et sanglant, un conflit larvé, entre 1969 et 1998, a coûté la vie à quelque 3 500 personnes en Irlande du Nord. À l’issue de cette période dite “des Troubles”, l’horizon d’une réunification de l’île s’est glissé dans
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