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Le théâtre électoral haïtien face à la CARICOM – Entre agitation fébrile du CEP et réalités gangstérisées

La visite annoncée d’une délégation de la CARICOM en Haïti à la fin du mois de juillet 2026, suite à la participation du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé à la 51e réunion de l’organisation à Sainte-Lucie, marque un nouveau chapitre dans le processus de transition politique haïti

Le théâtre électoral haïtien face à la CARICOM – Entre agitation fébrile du CEP et réalités gangstérisées
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10 juillet 2026
Le théâtre électoral haïtien face à la CARICOM – Entre agitation fébrile du CEP et  réalités gangstérisées 
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Le théâtre électoral haïtien face à la CARICOM – Entre agitation fébrile du CEP et  réalités gangstérisées 

  • by Rezo Nodwes
  • 10 juillet 2026
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La visite annoncée d’une délégation de la CARICOM en Haïti à la fin du mois de juillet 2026,  suite à la participation du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé à la 51e réunion de  l’organisation à Sainte-Lucie, marque un nouveau chapitre dans le processus de transition  politique haïtien.  

Cette mission d’évaluation portera sur la situation générale du pays et sur l’état de la  transition patronnée par la CARICOM elle-même, notamment avec la mise en place du  Conseil Présidentiel de Transition (CPT).  

À première vue, il s’agit d’un appui régional bienvenu dans un contexte de fragilité extrême.  Pourtant, l’effervescence observée au sein du Conseil Électoral Provisoire (CEP) soulève des  questions profondes sur la crédibilité, la faisabilité et la sincérité de l’entreprise électorale en  cours. 

Depuis l’annonce de cette venue, le CEP a multiplié les activités visibles : lancement de la  formation des Agents de Sécurité Électorale (ASE), confirmation des listes de partis agréés,  enregistrement de regroupements politiques, le tout accompagné de photos et communiqués  opportuns. 

Ces initiatives contrastent avec les turbulences internes récentes, notamment la révocation du  Directeur Exécutif Uder Antoine, son interdiction d’accès aux locaux du CEP, suivie de sa nomination et son installation rapide comme Directeur Général par le ministère de la Justice  sur instructions de la Primature.  

Pour les observateurs critiques, la réponse est claire : le CEP travaille à démontrer au  partenaire caribéen que le gouvernement Fils-Aimé est « à l’œuvre » pour organiser des  élections, indépendamment des conditions objectives sur le terrain. 

Cette agitation rappelle, pour certains analystes, les périodes coloniales à Saint-Domingue.  L’annonce de l’arrivée d’une Commission Civile (première, deuxième ou troisième)  déclenchait souvent un branle-bas de combat chez les autorités locales, soucieuses de  présenter l’esclavage et la colonisation comme un modèle de stabilité malgré les révoltes  endémiques des esclaves. 

L’analogie, bien que provocante, illustre une constante haïtienne : la tentation de la mise en  scène face à l’examen extérieur.  

Aujourd’hui, ce ne sont plus des commissions coloniales mais des émissaires régionaux qui  suscitent ce sursaut administratif.  

Le rythme effréné des annonces du CEP donne même lieu à des commentaires ironiques : les  résultats des élections pourraient-ils être proclamés avant l’atterrissage de la délégation  caribéenne ? 

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