Entreprises. Pour reconnaître le « bon » travail universitaire, on exige habituellement l’excellence et la rigueur académiques. Or, face aux bouleversements technologiques, sociétaux et écologiques, on attend aussi des universités qu’elles répondent à ces défis par des projets audacieux et hors des sentiers battus. Comment rendre compatibles ces injonctions ?
L’un des colloques de Cerisy (Manche), où se tiennent chaque année des débats entre chercheurs, a exploré les différentes voies par lesquelles le travail universitaire peut être créatif, malgré un cadre institutionnel qui n’est pas conçu pour cette fin (Université et créativité. L’idéal et l’impératif, par Pierre Mœglin et Françoise Thibault, dir., HDiffusion, 250 pages, 27 euros).
Dans un monde en transformation profonde, le défi le plus impératif et le plus risqué de la créativité universitaire reste la création de nouvelles disciplines. Avec son organisation en « guildes » disciplinaires, l’université a conservé un modèle corporatif. La naissance des études cinématographiques et audiovisuelles fut ainsi une « création héroïque ».
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