“Les Émirats interrompent le commerce et les transactions financières avec l’Iran”, titrait mercredi 19 août le quotidien dubaïote Al Bayane en précisant que cette décision, prise la veille, intervient à la suite de deux tirs de missiles balistiques iraniens. Téhéran dément ces tirs, mais Abou Dhabi maintient que les deux missiles sont tombés en mer, dont l’un dans les eaux territoriales émiraties. La semaine précédente, plusieurs tirs avaient déjà visé des bateaux émiratis dans le détroit d’Ormuz.

Cet embargo “est jugé hautement significatif par les analystes”, souligne le site qatari Al-Jazeera en anglais. Les Émirats semblent ainsi renouer avec une ligne dure vis-à-vis de l’Iran, une ligne qui avait été la leur au début de la guerre israélo-américaine, mais qui avait connu une nette inflexion ces dernières semaines au profit d’une politique d’apaisement.

Il intervient en effet “après plus de deux mois durant lesquels les Émirats arabes unis et Téhéran avaient essayé de réduire les tensions bilatérales”, confirme le quotidien britannique Financial Times. Ce nouveau retournement s’inscrit dans le contexte de l’expiration, lundi 17 août, du protocole d’accord américano-iranien, signé à la mi-juin pour une durée de soixante jours, qui devait permettre aux belligérants de négocier