En direct Mardi 21 Juillet 2026
Géopolitique

Les Etats-Unis accentuent leur pression sur Cuba en accusant l’île d’avoir « infiltré » leur appareil d’Etat

Depuis le renversement, en janvier, du président vénézuélien, Nicolas Maduro, allié de La Havane, l’administration de Donald Trump laisse planer la menace d’une intervention directe sur l’île.

Les Etats-Unis accentuent leur pression sur Cuba en accusant l’île d’avoir « infiltré » leur appareil d’Etat
HaitiCreoleRadio.com

Le département d’Etat américain a accusé, lundi 20 juillet, le gouvernement communiste de Cuba de mener depuis des décennies des actions de « subversion » contre les Etats-Unis, en dénonçant pêle-mêle une infiltration de l’appareil d’Etat, son influence marxiste et son « internationale anti-américaine. »

Ce nouveau rapport, sans révélation majeure, est un moyen pour Washington d’accentuer la pression sur Cuba, en plus de son blocus pétrolier, de nouvelles sanctions et de l’inculpation de l’ancien président Raul Castro (2008-2018).

Depuis le renversement, en janvier, du président vénézuélien, Nicolas Maduro, allié de La Havane, l’administration de Donald Trump laisse planer la menace d’une intervention directe sur l’île située à 150 kilomètres environ des côtes de Floride.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés « En asphyxiant Cuba, Trump fait le pari d’un effondrement du régime »

Cuba a mené une « longue guerre d’usure organisée autour de l’espionnage, de l’infiltration, du sabotage, des réseaux parallèles et d’une infrastructure révolutionnaire conçue pour tourner l’Amérique contre elle-même », estime le département d’Etat dans son rapport. Washington affirme que Cuba est parvenue à infiltrer sa diplomatie et son ministère de la défense « pendant des décennies, sans être détecté » et, ce, « au plus haut niveau. »

« Une menace extraordinaire »

Les cas d’infiltration d’agents cubains à Washington, déjà connus, sont nombreux, comme celui d’Ana Montes, analyste des services de renseignement militaires américains, en réalité espionne pour Cuba, arrêtée en 2001. La CIA, de son côté, a tenté à de nombreuses reprises d’assassiner des dirigeants cubains.

Les auteurs du rapport publié lundi accusent, par ailleurs, le gouvernement communiste d’avoir « construit un vaste réseau révolutionnaire » sur le sol américain, des Black Panthers hier à la gauche radicale aujourd’hui. Ils affirment que Cuba a encore des liens avec « de puissantes associations de gauche, des collectifs anti-ICE », la police de l’immigration très décriée, ou encore des « groupes socialistes ». Le département d’Etat reprend ainsi la rhétorique utilisée par Donald Trump pour dépeindre ses opposants taxés d’extrémisme.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Rafael Rojas, historien : « A l’égard de Cuba, c’est comme si les Etats-Unis réactivaient certains schémas de la guerre froide »

Le président affirme que Cuba représente « une menace extraordinaire » pour les Etats-Unis. Il a plusieurs fois menacé d’en « prendre le contrôle ». Marco Rubio, son chef de la diplomatie d’origine cubaine qui a pris la tête de cette campagne, a affirmé en mai que les Etats-Unis étaient « déterminés » à imposer un changement dans l’île.

Le Monde avec AFP

S’abonner
Article précédent La Congolaise Joyce N’Sana impose son afrobluehop au festiva… Article suivant Le Hamas annonce l’élection de Khalil Al-Hayya comme nouveau…

Commentaires (0)

Laisser un commentaire

0 / 2000 caractères

Aucun commentaire. Soyez le premier !