Washington a adopté, lundi 20 juillet, un second train de sanctions financières contre les forces armées soudanaises (FAS) du général – et président de facto – Abdel Fattah Abdelrahman Al-Bourhane pour usage militaire d’armes chimiques. Cette décision américaine intervient près de deux ans après le largage de barils de chlore, en septembre 2024. Des faits que l’armée soudanaise continue de nier.
Ces mesures, qui complètent une première batterie de sanctions financières décidées en juin 2025, compliquent fortement les négociations menées par Washington pour imposer une trêve. Depuis avril 2023, le pays d’Afrique de l’Est est ravagé par un conflit opposant les FAS aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), dirigées par le général Mohammed Hamdan Daglo, dit « Hemetti ». La guerre a déjà fait plus de 200 000 morts, selon les estimations des organisations humanitaires.
Les deux camps ont commis de nombreux crimes de guerre et « Hemetti » se trouve également sous sanctions américaines, depuis janvier 2025, en raison de « son rôle dans les atrocités systématiques commises à l’encontre du peuple soudanais ». Ses lieutenants sont même sanctionnés pour « génocide » par Washington, à la suite des exactions commises lors de la prise de la ville d’El-Fasher, la capitale du Darfour du Nord, en octobre 2025.
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