Les Etats-Unis ont annoncé, jeudi 6 août, des sanctions visant le ministre des forces armées cubaines, le général Alvaro Lopez Miera, ainsi qu’un réseau d’approvisionnement en armes, dans le cadre des pressions exercées par Washington contre La Havane, accusée de « soutenir le terrorisme » dans le monde.
« Ces mesures visent des entités publiques, des entreprises militaires et des responsables du ministère des forces armées révolutionnaires impliqués dans la coopération militaire avec l’étranger et l’acquisition d’équipements militaires destinés au régime cubain », a déclaré le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, dans un communiqué.
Parmi les autres personnes visées par ces sanctions figurent le chef d’état-major des forces armées cubaines, les responsables des services des relations extérieures et des affaires économiques de l’armée, ainsi que ses attachés militaires en Chine et en Russie.
Les entités visées sont soupçonnées d’aider Cuba à se procurer des armes auprès de pays considérés comme des adversaires des Etats-Unis, notamment la Chine et la Russie, selon le département d’Etat.
Bataille idéologique
Ces sanctions font suite au rapport du département d’Etat publié le 20 juillet accusant Cuba d’« utiliser son appareil militaire et ses services de renseignement pour espionner les Etats-Unis, apporter un soutien matériel à des radicaux violents et à des groupes terroristes, (…) tout en servant de base arrière à d’autres adversaires des Etats-Unis, tels que la Russie, la Chine et l’Iran, pour mener des opérations contre les Etats-Unis ».
Les relations entre les Etats-Unis et Cuba, soumis à un embargo depuis 1962, se sont considérablement tendues depuis le début de l’année, notamment depuis que les Etats-Unis ont renversé le dirigeant vénézuélien Nicolas Maduro.
Les Etats-Unis ont imposé un blocus pétrolier de facto à l’île, édicté de nouvelles sanctions contre des entreprises et des dirigeants cubains, et inculpé l’ex-président Raul Castro, le frère du défunt dirigeant historique Fidel Castro, dans une affaire remontant à 1996.
Washington livre dans le même temps une bataille idéologique dont Marco Rubio se fait le porte-parole, fustigeant le communisme et le soutien présumé de La Havane à des mouvements extrémistes de gauche, y compris aux Etats-Unis.