Les Etats-Unis ont annoncé, mardi 18 août, des sanctions contre la présidente de la Cour pénale internationale (CPI), la Japonaise Tomoko Akane, ainsi qu’un autre haut responsable, dans le cadre de leur campagne contre cette institution accusée d’être « politisée ».
« Ces personnes ont participé directement aux efforts déployés par la CPI pour enquêter, arrêter, placer en détention ou poursuivre des responsables dont le gouvernement n’a pas accepté la compétence de la CPI », a déclaré le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, dans un communiqué. L’autre haut responsable sanctionné est l’actuel substitut du procureur de la CPI, le magistrat sénégalais Abdoulaye Seye.
Les Etats-Unis, qui n’adhèrent pas au traité international ayant institué la CPI, basée à La Haye au Pays-Bas, ont imposé des sanctions visant plusieurs magistrats de la Cour. Celles-ci interdisent notamment aux juges d’entrer dans le pays et bloquent toute transaction immobilière ou financière avec eux dans la première économie mondiale.
« Corrompue et gravement politisée »
Ces sanctions constituent en majorité une réponse aux enquêtes menées par la CPI à l’encontre d’Israël, allié des Etats-Unis. La Cour a notamment émis en 2024 des mandats d’arrêt contre le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou.
Washington a lancé le mois dernier une offensive diplomatique majeure contre la CPI, l’accusant de « menacer » les Américains et appelant ses partenaires à s’en retirer, ce qu’ont déjà annoncé le Tchad et le Venezuela, notamment.
L’administration Trump « a été claire : la CPI est une juridiction supranationale corrompue et gravement politisée qui a abusé de son autorité de manière malveillante et outrepassé son mandat », a dénoncé M. Rubio. « Nous ne tolérerons pas qu’elle porte atteinte à la souveraineté des Etats », a ajouté le secrétaire d’Etat américain.