Dinoflagellés, radiolaires, straménopiles ou encore coccolithophoridés, ces noms d’espèces n’évoquent probablement pas grand-chose à un lecteur lambda. Pourtant, ils font partie des eucaryotes unicellulaires, des micro-organismes qui peuplent notre microbiote, couvrent les océans, habitent des espèces de coraux et sont pour certains responsables de graves maladies comme la malaria. Au-delà de leur diversité encore méconnue, ils jouent des rôles essentiels dans le fonctionnement de nos écosystèmes, dont on peine encore à mesurer l’importance.
Quels sont ces organismes ? Pourquoi les connaissons-nous si mal et quelles sont les méthodes utilisées par les scientifiques qui les étudient ? « On a tendance à penser que les eucaryotes unicellulaires ne représentent qu’une fraction de la biodiversité et qu’ils ne seraient pas importants, en comparaison des plantes et des animaux. En réalité, c’est le contraire, ils prédominent et sont absolument critiques », affirme Omaya Dudin, chercheur à l’université de Genève.
Ils sont critiques car certains sont à la base des chaînes alimentaires océaniques et de l’équilibre des cycles géochimiques, transformant l’énergie lumineuse en matière organique. Les diatomées, par exemple, sont pourvues de chloroplastes, permettant, à l’image des plantes terrestres, de transformer du CO2 en matière organique, avec l’aide de l’énergie lumineuse. Etant présentes dans absolument tous les écosystèmes aquatiques, les diatomées sont ainsi responsables d’environ 20 % de la fixation de CO2 de la planète.
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