Les spéculations vont bon train sur les intentions de la députée socialiste démocrate de l’État de New York. Alexandria Ocasio-Cortez est omniprésente sur les réseaux sociaux comme dans la campagne électorale des “midterms”. Les étoiles sont-elles en train de s’aligner pour qu’elle se lance pour de bon dans la course à la présidentielle de 2028 ? s’interroge “The Guardian”.
“Ils supposent que mon ambition se résume à un poste. Ils supposent que j’ambitionne un titre ou un siège. Mais mon ambition est bien plus grande : je veux transformer ce pays.” Ces mots ont été prononcés par la députée Alexandria Ocasio-Cortez (AOC). Et ils ont suscité les applaudissements du public, venu en nombre pour l’écouter dans la chapelle du campus de l’université de Chicago. C’était au mois de mai et, au cours des trois mois suivants, les spéculations sur les ambitions d’AOC – pour elle-même et les États-Unis – n’ont fait que se multiplier.
Ses amis comme ses ennemis s’interrogent : la conjoncture est-elle propice à une candidature d’AOC à la présidentielle de 2028 ? Tous soulignent que l’électorat n’en peut plus de la machine politique – y compris les pontes vieillissants du Parti démocrate – et réclame du changement. Ils remarquent que les progressistes qui défendent la justice économique et l’universalité de l’assurance-maladie ont remporté depuis le milieu de 2025 une série d’impressionnantes victoires lors de scrutins municipaux et de primaires en vue des législatives.
S’y ajoutent les enquêtes d’opinion. En juillet, dans un sondage de l’université du New Hampshire, Alexandria Ocasio-Cortez était donnée gagnante d’une potentielle primaire démocrate dans cet État c
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L’indépendance et la qualité caractérisent ce titre né en 1821, qui compte dans ses rangs certains des chroniqueurs les plus respectés du pays. De centre gauche, proeuropéen, The Guardian est le journal de référence de l’intelligentsia, des enseignants et des syndicalistes.
Contrairement aux autres quotidiens de référence britanniques, le journal a fait le choix d’un site en accès libre. Il est passé au format tabloïd en 2018. Cette décision s’inscrivait dans une logique de réduction des coûts, alors que The Guardian perdait de l’argent sans discontinuer depuis vingt ans. Une stratégie payante : en mai 2019, la directrice de la rédaction, Katharine Viner, a annoncé que le journal était bénéficiaire, une première depuis 1998.
C’est dans le Queens que bat le cœur politique de l’Amérique
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