“Ils supposent que mon ambition se résume à un poste. Ils supposent que j’ambitionne un titre ou un siège. Mais mon ambition est bien plus grande : je veux transformer ce pays.” Ces mots ont été prononcés par la députée Alexandria Ocasio-Cortez (AOC). Et ils ont suscité les applaudissements du public, venu en nombre pour l’écouter dans la chapelle du campus de l’université de Chicago. C’était au mois de mai et, au cours des trois mois suivants, les spéculations sur les ambitions d’AOC – pour elle-même et les États-Unis – n’ont fait que se multiplier.

Ses amis comme ses ennemis s’interrogent : la conjoncture est-elle propice à une candidature d’AOC à la présidentielle de 2028 ? Tous soulignent que l’électorat n’en peut plus de la machine politique – y compris les pontes vieillissants du Parti démocrate – et réclame du changement. Ils remarquent que les progressistes qui défendent la justice économique et l’universalité de l’assurance-maladie ont remporté depuis le milieu de 2025 une série d’impressionnantes victoires lors de scrutins municipaux et de primaires en vue des législatives.

S’y ajoutent les enquêtes d’opinion. En juillet, dans un sondage de l’université du New Hampshire, Alexandria Ocasio-Cortez était donnée gagnante d’une potentielle primaire démocrate dans cet État c