Les rebelles yéménites houthistes ont annoncé avoir attaqué un deuxième pétrolier saoudien mercredi, cette fois-ci dans le golfe d’Aden, dans le cadre du blocus qu’ils avaient annoncé à l’encontre de la flotte saoudienne. Le porte-parole militaire des houthistes, Yahya Saree, a précisé que le Daisy avait été visé par un missile balistique, après avoir annoncé plus tôt dans la journée qu’un autre pétrolier saoudien avait été ciblé au large de Yanbou, port saoudien stratégique en mer Rouge.
Ces attaques s’inscrivent dans l’escalade enclenchée par les rebelles, soutenus par l’Iran, depuis qu’ils ont décrété, le 20 juillet, un blocus des ports saoudiens pour protester contre celui que leur impose Riyad depuis des années. Les houthistes avaient déjà revendiqué, dans la foulée, une « opération militaire » en mer Rouge contre deux pétroliers saoudiens accusés d’avoir violé ce blocus, puis une nouvelle attaque, vendredi soir, contre un navire appartenant à une société saoudienne, n’occasionnant que des dégâts mineurs.
L’Arabie saoudite avait répliqué en frappant, vendredi soir, des installations militaires houthistes dans le port de Hodeïda ainsi que l’île voisine de Kamaran. Le « ministère » houthiste des affaires étrangères avait promis, en retour, « l’escalade en réponse à l’escalade », avant de revendiquer, samedi à l’aube, une attaque de missile contre la cité portuaire saoudienne de Jizan.
Cette spirale intervient sur fond de conflit plus large entre les Etats-Unis et Israël d’un côté, l’Iran de l’autre, depuis le 28 février. En s’en prenant à la navigation saoudienne, Téhéran et son allié yéménite cherchent à faire pression sur Washington en menaçant la capacité de Riyad, premier exportateur mondial de pétrole, à contourner le détroit d’Ormuz, déjà bloqué par l’Iran.