[Cet article a été publié pour la première fois sur notre site le 24 mars 2026 et republié le 28 août]

Quatre millions : c’est le nombre d’Occidentaux ayant quitté leurs pays en 2024. Dans une analyse détaillée, The Economist met en évidence une tendance massive mais peu souvent évoquée : l’essor d’une expatriation durable, aux conséquences économiques et politiques profondes.

“Les responsables politiques se concentrent sur le nombre de personnes qui immigrent dans leur pays. On remarque moins que les départs atteignent des chiffres record.”

En s’appuyant sur 31 pays occidentaux (hors États-Unis, faute de données fiables), l’hebdomadaire estime ces départs en hausse de 20 % par rapport à l’avant-pandémie de Covid-19. Le Canada (+ 34 %), la Nouvelle-Zélande (+ 29 %) ou la Suède (+ 60 %) illustrent cette dynamique. L’Italie connaît elle aussi un “boom de l’émigration vers l’étranger”.

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L’émergence d’une économie des expatriés

Au-delà d’un simple effet de rattrapage après les années de pandémie, le phénomène s’ancre. “Une ‘économie des expatriés’ est véritablement en train d’émerger”, écrit le magazine. Elle repose sur trois moteurs principaux : la généralisation du télétravail – “une fois que les entreprises ont accepté qu’un employé puisse travailler efficacement depuis une table de cuisine à trois heures de route” –, la fiscalité et la défiance politique. Il y a un “sentiment grandissant parmi les Occidentaux de tous les bords que la politique est en panne”, et il nourrit ces mobilités.

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