Il n’existe désormais presque plus d’endroits où se baigner gratuitement sur les plages de la plupart des régions du pays, en particulier sur les côtes de la mer Égée. Alors que le nombre de nouveaux hôtels et établissements privés occupant les rivages au détriment du public augmente chaque jour, les manifestations se multiplient, et avec elles ce slogan : “Les plages appartiennent au peuple !”
Bien que la loi sur le littoral définisse les côtes comme des espaces ouverts à l’usage libre et égal pour tous, dans de nombreuses régions touristiques, une partie importante du littoral a été progressivement occupée par des beach clubs, des établissements privés, des zones de chaises longues payantes [sezlong en turc, un mot inspiré du français] et des loges fermées.
Cet état de fait a accru la pression sur les rares plages publiques gratuites. D’un côté, les gens sont confrontés à des droits d’entrée exorbitants et, de l’autre, tentent de trouver une place dans des espaces publics qui rétrécissent d’année en année.
“La mer a désormais un prix”
Sur les côtes égéennes, où autrefois quiconque apportait sa serviette pouvait se baigner gratuitement, la mer a désormais un prix.
De Çesme à Bodrum, d’Ayvalik à [l’île de] Cunda, des établissements de plage font directement payer l’entrée ou imp
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