Alors que de plus en plus d’Américains affirment envisager l’expatriation, deux Américaines ont sauté le pas et racontent dans les médias de leur pays comment leurs vies s’en sont vues transformées. Sur le site de la chaîne CNBC, la première, Chantel Henry, installée à Trinité-et-Tobago, d’où est originaire son mari, n’a aucun regret : le logement, la santé et les activités des enfants coûtent bien moins cher qu’à Atlanta. Résultat : une vie familiale apaisée. “À Trinité-et-Tobago, je ne ressens pas la même pression qu’aux États-Unis, où j’avais l’impression de ne pas pouvoir combler mes attentes”, explique la mère de famille. En tout, avec deux parents et deux enfants, les dépenses mensuelles s’élèvent à environ 3 000 dollars. Quand on vient d’une grande ville américaine, c’est un grand changement :
Cette semaine, nos articles sont
dans l’application
“Ici, je peux me permettre de rêver. Je peux aussi me permettre de tomber malade.”
Pour autant, Chantel Henry ne tient pas à idéaliser sa situation. Outre l’éloignement de sa famille et les différences culturelles entre les deux pays, depuis son arrivée à Trinité-et-Tobago, elle a vécu deux états d’urgence liés à la criminalité.
Dans Business Insider, une de ses compatriotes témoigne aussi, avec nuance, de la vie qu’elle a construite loin des États-Unis. Partie à Lisbonne pour effectuer un master de journalisme, Yasmine Hamdi peut y pratiquer le surf et le skateboard, comme beaucoup de femmes de la capitale portugaise. Sa vie sociale et amicale s’y est considérablement enrichie, grâce à la présence d’une communauté internationale importante. Sur le plan de la santé, la jeune femme mesure également la chance qu’elle a de pouvoir bénéficier de soins gratuits. “En tant qu’étudiante diplômée, sans emploi à plein temps, je n’aurais probablement pas d’assurance-maladie abordable si je vivais encore aux États-Unis”, dit-elle.
Mais il y a un revers à tout cela : ne parlant pas couramment le portugais, l’étudiante n’arrive pas à trouver un emploi et voit fondre ses économies. Elle parle de “difficultés financières imprévues”, liées à la dépréciation du dollar, ainsi que du prix élevé des loyers qui ne sont pas alignés sur le montant faible des salaires. “Je ne m’attendais pas à ce que trouver du travail à Lisbonne soit aussi difficile sans parler couramment la langue, malgré mes efforts pour l’apprendre et tenir une conversation”, explique-t-elle, heureuse de son choix, malgré tout.
Retrouvez l’actualité des expatriés chaque semaine
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !