C’est une claque pour Lula. “J’étais convaincu que j’allais remporter cette élection dès le premier tour”, a reconnu le président sortant du Brésil, dimanche 4 octobre au soir, dans le QG du Parti des travailleurs (PT), à São Paulo.
Au premier tour de l’élection présidentielle, l’ancien syndicaliste de presque 81 ans a été devancé par son rival de droite, Flávio Bolsonaro, arrivé en tête avec 47 % des voix, contre 45 % pour le dirigeant de gauche. Une avance de 2,2 millions de votes qui laisse peu d’espoirs à la gauche de renverser la situation.
De toute façon, “la droite gouvernera le pays, quel que soit le président élu”, assène le chroniqueur Sergio Denicoli dans Estadão, rappelant que “le vainqueur du second tour accédera au palais du Planalto [le palais présidentiel] dans un pays politiquement beaucoup plus conservateur”.
Un pays qui a déjà viré à droite toute
Effectivement, au Congrès, le Parti libéral (PL) de Bolsonaro a fait un bond de 99 à 121 députés, se consolidant comme le plus grand bloc jamais formé depuis 1990, loin devant le Parti progressiste (PP) et ses 88 élus.
Au Sénat, le PL va compter 28 sièges, après en avoir remporté 15, dont ceux de l’épouse de Jair Bolsonaro, Michelle, et d’un autre de ses fils, Carlos Bolsonaro. De son côté, le PT n’en aura plus que ne
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