C’est un pas de plus vers une législation européenne sur la majorité numérique qu’a effectué Ursula von der Leyen, mardi 12 mai. La présidente de la Commission se refuse à parler d’interdiction des réseaux pour les enfants, mais, à l’occasion d’un sommet sur l’intelligence artificielle (IA) à Copenhague, elle a évoqué, un « délai » avant qu’ils puissent y avoir accès. « Nous pourrions présenter une proposition législative cet été » dans cette optique, a-t-elle déclaré.
L’exécutif communautaire attend les recommandations, d’ici à début juillet, d’un comité d’experts européens sur la protection des enfants en ligne, avant de se décider. Mais les dernières déclarations d’Ursula von der Leyen laissent penser que l’affaire est désormais entendue. La Commission devrait faire ses annonces après les congés d’été, sans doute à l’occasion du traditionnel discours sur l’état de l’Union européenne que sa présidente donnera devant le Parlement en septembre.
« La privation de sommeil, la dépression, l’anxiété, l’automutilation, les comportements addictifs, le cyberharcèlement, la manipulation à des fins sexuelles, l’exploitation, le suicide. Les risques se multiplient rapidement » pour les enfants sur les réseaux sociaux, a souligné Ursula von der Leyen, mardi. Avant d’ajouter : ces préjudices qui leur sont causés sont « le résultat de modèles économiques qui traitent l’attention de nos enfants comme une marchandise ». Et de conclure : « La question n’est pas de savoir si les jeunes devraient avoir accès aux réseaux sociaux, mais si les réseaux sociaux devraient avoir accès aux jeunes. »
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