« Un tiers du commerce mondial de conteneurs et un quart du commerce mondial maritime du pétrole passent chaque année par le détroit de Malacca et le détroit de Singapour », rappelait le premier ministre singapourien Lee Hsien Loong lors de son discours pour l’ouverture officielle du port de Tuas, le 1er septembre 2022. Un tel poids dans les flux maritimes mondiaux s’explique par la situation exceptionnelle du détroit de Malacca, à l’articulation des lignes transocéaniques entre l’océan Indien et le Pacifique, des lignes intra-asiatiques et des routes maritimes circumterrestres est-ouest de marchandises. En 2025, selon les données du système d’information du trafic des navires de Singapour, le trafic dans le détroit a dépassé pour la première fois les 100 000 passages, atteignant 102 525, contre 60 064 en 2002.
Mais le détroit est également une mer intérieure de 900 kilomètres de long mettant en contact deux côtes, celle de l’île de Sumatra (Indonésie) et celle de la Malaisie et de Singapour. Et pour les pays riverains, une question récurrente se pose : comment valoriser cette situation de carrefour maritime du commerce mondial ?
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