Deux mois et demi après le choc de la perte de Kidal, les djihadistes du Groupe de soutien de l’islam et des musulmans (GSIM) et les indépendantistes du Front de libération de l’Azawad (FLA) ont lancé le 4 juillet des assauts simultanés d’une ampleur inédite dans la région de Kidal. Cible principale : le camp militaire d’Anéfis, où s’étaient repliés des centaines de soldats maliens et de militaires russes d’Africa Corps.
Joint par Le Monde, le porte-parole du FLA, Mohamed Elmaouloud Ramadane, a affirmé contrôler la ville et détenir de nombreux prisonniers. Sur les réseaux sociaux, des vidéos montrent les rebelles à bord de blindés saisis et l’épave d’un hélicoptère Mi-24 russe abattu.
Pour paralyser les renforts allant vers le Nord, les djihadistes du GSIM ont attaqué massivement le camp militaire de Gao. La panique a gagné les abords de la capitale, Bamako, où la prison de haute sécurité de Kéniéroba a été prise d’assaut.
Si la perte d’Anéfis se confirme, la route vers les grandes villes du Nord sera ouverte aux rebelles. Face à la crise, l’armée malienne et l’Africa Corps tentent de rassurer, affirmant sur leurs canaux officiels avoir maîtrisé la situation et neutralisé de nombreux terroristes.