Confirmé par le Sénat à la fin du mois de mai à son poste de secrétaire d’Etat adjoint en charge de l’Afrique, Frank Garcia n’a pas tardé à étrenner ses nouvelles fonctions. Après un premier voyage en juillet, qui l’a mené au Mali, en Côte d’Ivoire et au Nigéria, le diplomate américain a bouclé le 10 septembre une seconde tournée, comprenant la Zambie, l’Ethiopie et le Kenya.
Cette rapide montée en régime est censée redonner un peu de stabilité et de visibilité au bureau Afrique du département d’Etat qui a vu défiler pas moins de trois responsables intérimaires depuis le retour au pouvoir de Donald Trump, en janvier 2025. Mais l’arrivée de M. Garcia ne clarifie pas pour autant la question de l’incarnation de la diplomatie américaine dans la région.
Le représentant du département d’Etat doit cohabiter avec un autre « Monsieur Afrique », Massad Boulos. Ce dernier, qui a officiellement le titre de conseiller principal du président Donald Trump, s’est imposé depuis le printemps 2025 comme son envoyé spécial de fait sur le continent.
Alors que sous les précédentes administrations américaines, les envoyés spéciaux étaient chargés d’un dossier ou d’une région spécifiques, comme les Grands Lacs ou la Corne de l’Afrique, M. Boulos a compétence sur l’entièreté du continent. « Il règne une certaine incertitude quant au centre de décision de la diplomatie américaine en Afrique », constate Zainab Usman, ancienne directrice Afrique du think tank Carnegie Endowment for International Peace, basé aux Etats-Unis.
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