Pour la presse de droite transalpine, le 15 juillet est un jour de deuil. La preuve dans les premières pages des principaux quotidiens conservateurs italiens, qui, en ce jour, sont toutes plus tragiques les unes que les autres. “Le centre droit se fait du mal”, titre sobrement Il Tempo depuis Rome, bien moins énervé que le quotidien milanais Il Giornale, qui évoque, lui, une “haute trahison”.

Toujours depuis la ville lombarde, La Verità évoque une “majorité qui perd des morceaux” et observe le début d’une “chasse aux traîtres”. Enfin, Libero Quotidiano, adepte des unes à fort impact, parle d’un gouvernement en minorité “à cause des femmes”.

Ce qui provoque tant de tensions au sein de la presse conservatrice, c’est le vote qui a eu lieu mardi 14 juillet à la Chambre des députés. Le Parlement italien a, en effet, entamé l’examen de la réforme électorale voulue par Giorgia Meloni pour 2027, qui ferait passer l’Italie à un système proportionnel avec une “prime de majorité” de 105 sièges pour la coalition atteignant les 42 % des voix. Or, mardi 14 juillet, les députés s’exprimaient sur un amendement à cette nouvelle loi électorale en discussion, qui devait introduire un “vote de préférence” pour l’élection des députés et des sénateurs. À savoir, la possibilité pour les électeurs de c