Dans mon entourage, rares sont les hommes sans enfants qui se voient demander pourquoi ils n’en ont pas. Pour ma part, je ne leur ai jamais posé la question, à moins que le sujet n’apparaisse spontanément dans la conversation et qu’ils aient sincèrement envie de m’en parler.
En tant que femme de 39 ans qui n’a encore jamais donné la vie, j’aimerais pouvoir en dire autant. Cinq ans en arrière, cela n’avait pas l’air de déranger qui que ce soit, mais les choses ont bien changé à l’approche de la quarantaine. Désormais, on me pose sans cesse la question, quand on ne me donne pas carrément des leçons de morale.
“Tu es sûre que tu n’en veux pas ?” me demande-t-on en soirée avec une moue affligée, comme si, à l’aube de mes 39 ans, mon utérus s’était changé en pierre aussi vite que si j’avais croisé le regard de Méduse. “Le temps presse, hein !” me lancent de parfaits inconnus au bar, le teint violacé, avant de renverser leur pinte de blonde sur ma robe. Dernièrement, tout le monde semble avoir son mot à dire sur le contenu de mon ventre (ou plutôt sur ce qu’il ne contient pas), et ce quel que soit notre degré de proximité.
Des biais scientifiques
J’aimerais croire que cela n’arrive qu’à moi, mais j’ai bien peur que ma situation ne soit le reflet d’une tendance plus large. Et pour caus
Accédez à l’intégralité de nos contenus sur le site et l’application en vous abonnant à l’offre spéciale.
Dès 2,99 €/mois
Sans engagement • Résiliable en ligneProfitez d’un accès illimité (-57%)
2,99 € par mois
En tant qu’abonné, accédez à l’intégralité des contenus de Courrier international.
Les animaux de compagnie sont-ils vraiment responsables de la crise démographique ?
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !