Des élections parlementaires tous les deux ans, tel est le rythme de la démocratie américaine depuis la création de la Chambre des représentants et du Sénat en 1787. Comme l’élection du président a lieu tous les quatre ans, les électeurs états-uniens votent donc aussi au mitan du mandat présidentiel. Ce sont les élections de mi-mandat – midterms en anglais.
Les prochaines auront lieu mardi 3 novembre, même si le vote par correspondance est ouvert depuis le 4 septembre dans certains Etats qui l’autorisent. En tout, 470 sièges fédéraux de représentants à la Chambre et de sénateurs sont à pourvoir par 250 millions d’électeurs – avec un taux d’abstention moyen de près de 43 % aux élections de mi-mandat depuis 2002. Les derniers bureaux de vote fermant entre 6 heures et 7 heures du matin (heure de Paris) à Hawaï et en Alaska, les résultats finaux ne pourront être connus qu’à partir de la matinée du mercredi 4 novembre en France hexagonale.
Le scrutin s’annonce peu favorable pour le Parti républicain de Donald Trump, qui domine aujourd’hui d’une courte majorité le Congrès – l’équivalent de notre Parlement. Les midterms sont généralement marquées par un recul du parti au pouvoir, à de rares exceptions près, comme celles de 2002 après les attentats du 11-Septembre. Cette édition n’est pas partie pour échapper à la règle, dans un contexte marqué par une érosion du taux d’approbation de Donald Trump (37 %) et une forte inflation (+ 3,7 % sur un an en septembre).
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