Migrants à Ceuta : l’Italie veut fermer l’espace Schengen à l’Espagne. C’est “un nouveau point de friction entre Rome et Madrid”, observe La Repubblica. Face à l’entrée ces derniers jours de milliers de migrants arrivés illégalement dans l’enclave espagnole de Ceuta en provenance du Maroc, la cheffe du gouvernement d’extrême droite italien Giorgia Meloni a affirmé jeudi vouloir “suspendre” l’Espagne de l’espace Schengen. “L’Italie ne restera pas les bras croisés”, a-t-elle affirmé sur X, sans préciser comment une telle mesure serait mise en place. Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Luis Albares, a dénoncé la “démagogie” de Rome et annoncé la convocation vendredi de l’ambassadeur d’Italie à Madrid en signe de protestation. Jeudi après-midi, “des milliers de personnes ont franchi la frontière entre le Maroc et Ceuta sans être contrôlées, d’abord à pied puis en traversant à la nage”, raconte El País. “Débordés, les gardes civils et les services d’urgence n’ont pu prendre en charge que les blessés. Au moins 18 personnes sont mortes en tentant de rejoindre la frontière”, rapporte le quotidien espagnol. En fin d’après-midi, le gouvernement a mobilisé des unités de l’armée pour être déployées à Ceuta afin d’épauler les gardes civils. Le Premier ministre Pedro Sánchez doit se rendre vendredi sur place.
Bombardements russes : un missile s’écrase en Pologne. Le projectile retrouvé dans un champ de l’est du pays était “très probablement” russe, a affirmé jeudi le Premier ministre polonais Donald Tusk. Selon la BBC, l’engin a laissé un cratère d’une dizaine de mètres de diamètre près du village de Tarnawa Kolonia, à 92 kilomètres de la frontière ukrainienne, au cours d’une attaque russe de grande ampleur qui a visé les villes de Lviv, Kiev et les environs de Kryvyï Rih, faisant neuf morts. La Pologne, membre de l’Otan, avait déployé des avions de chasse pour protéger son espace aérien. L’Otan a indiqué jeudi être en “contact étroit” avec les autorités polonaises après la chute du missile qu’elle a, comme Varsovie, imputé à un tir russe. Dénonçant une “violation de l’espace aérien polonais”, l’organisation a aussi promis de “continuer à prendre toutes les mesures nécessaires pour défendre le territoire de l’Otan”.
Glissement de terrain en Chine : le bilan s’alourdit à 51 morts. Les autorités ont précisé jeudi soir que 10 autres personnes étaient toujours portées disparues après la catastrophe survenue le 17 juillet dans le district de Pengshui, à Chongqing, dans le sud-ouest du pays, rapporte le journal China Daily. Le glissement de terrain a emporté plusieurs immeubles résidentiels situés au pied d’une montagne et le long d’une berge de rivière. Des images diffusées par les médias d’État montraient un énorme amas de rochers et de terre qui s’était effondré sur une rue résidentielle et commerçante, tandis que des centaines de secouristes avaient été déployés sur les lieux.
Le Parlement indien adopte une loi contre la fraude aux examens. Les députés ont validé jeudi un texte qui durcit les sanctions contre les auteurs de fraudes en réponse à la fronde étudiante qui a agité le pays et abouti à la démission du ministre de l’Éducation. Le texte prévoit de doubler la peine maximale encourue pour les personnes impliquées dans des fuites de sujets d’examens, jusqu’à dix ans de prison, et des amendes pouvant dépasser 880 000 euros. “Le débat, qui a duré 7 heures et 15 minutes, a vu l’opposition s’en prendre tout particulièrement au ministre de l’Intérieur, Amit Shah, dénonçant des ’brutalités’ policières lors des manifestations”, rapporte le quotidien indien The Deccan Herald. Ces marches organisées à l’appel d’un mouvement baptisé le “Parti du peuple des cafards”, ont culminé le 20 juillet lorsque des foules immenses ont tenté de se diriger vers le Parlement. La police a fait usage de gaz lacrymogènes et de matraques pour disperser les manifestants, suscitant des heurts qui ont abouti à une vague d’arrestations.
Kenya : le décès de 15 éléphants en un mois attribué à l’absorption de cyanure. Selon le rapport d’enquête préliminaire du Service national de protection de la vie sauvage (KWS) dévoilé jeudi, des traces de cette substance toxique mortelle ont été retrouvées sur les carcasses des pachydermes qui vivaient dans le parc d’Amboseli, une aire protégée. “Pour l’instant, on soupçonne qu’ils ont mangé des tomates contenant […] des pesticides très puissants”, a précisé Duncan Juma Wanyama, porte-parole du KWS. L’enquête, toujours en cours, ne permet pas encore de conclure si l’empoisonnement des animaux était intentionnel, a-t-il indiqué, estimant que le “haut niveau de concentration” en cyanure était “peut-être” le fruit d’une erreur humaine lors du mélange du pesticide. “Au Kenya, des agriculteurs et des éleveurs ont déjà eu recours à l’empoisonnement d’animaux sauvages en représailles aux dégâts causés à leurs cultures ou à leurs troupeaux”, rappelle de son côté The Guardian.
Près de Ceuta, la tentative d’émigration “désespérée” de Marocains influencés par les réseaux sociaux
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