“Qualifiant Poutine d’‘humaniste’, Witkoff le remercie pour la libération d’un Américain”, titre The New York Times, frappé par le terme humanitarian (“philanthrope”, “humaniste” au sens qu’a pris le terme dans le langage courant) dont a usé l’émissaire de Donald Trump le 21 octobre pour louer le président russe, mais aussi celui des États-Unis.

“Vous dites si souvent que mon président, le président Trump, est un grand humaniste. Vous aussi, Monsieur, vous êtes un humaniste, et je tiens à le saluer.”

La Russie a libéré un ressortissant des États-Unis, Stephen James Hubbard. Ce professeur de 74 ans était détenu depuis quatre ans, arrêté dans l’est de l’Ukraine où il vivait de longue date et accusé par Moscou d’être un mercenaire ukrainien. Des allégations forgées de toutes pièces selon le département d’État américain.

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“Vladimir Poutine, qui a lancé une guerre de conquête contre l’Ukraine […] est sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale en tant que criminel de guerre”, rappelle le New York Times.

Un émissaire bien obséquieux

Steve Witkoff, promoteur immobilier devenu émissaire spécial de Donald Trump, se trouve à Saint-Pétersbourg où il doit évoquer de nouvelles variantes d’un plan de paix, après avoir rencontré le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, mardi 20 octobre à Oslo. “Lors de ses multiples visites à Moscou, Witkoff a fait tiquer à Kiev pour son attitude envers Poutine, jugée parfois obséquieuse par ses détracteurs.”

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Dans son titre sur cette libération, The Wall Street Journal y voit surtout “un signe des relations qui se réchauffent” entre Washington et Moscou. Le président Trump a conclu un accord d’achat de gazole avec la Russie et suspendu de récentes sanctions, tout en pressant l’Ukraine d’arrêter de viser des raffineries de pétrole russes. Une rencontre des deux dirigeants en Chine en novembre, avec le Chinois Xi Jinping, est évoquée.

Le locataire de la Maison-Blanche dit avoir demandé lui-même à Vladimir Poutine de libérer Stephen James Hubbard lors d’un récent appel téléphonique. Il a affirmé mercredi, sur son réseau Truth Social, qu’aucune contrepartie n’avait été demandée aux États-Unis. “Il a ensuite ajouté que les négociations sur cette libération auraient été interrompues s’il avait imposé les sanctions prévues contre la Russie”, précise le Wall Street Journal.